RESUME DU RAPPORT DE L’IACE
TUNISIE-CHINE : UN PARTENARIAT D’AVENIR
Che ha t à essus ite l’a ti ue « Route de la Soie », en tant que « vaste réseau de voies o e iales ui pe ettait, jadis, à l’e pi e du Milieu de o e e ave l’Eu ope via l’Asie, la Chine a lancé en mai 2017, le projet de « la Nouvelle Route de la Soie » ou « OBOR (One Belt one Road) ».
La Tunisie a-t-elle i t t à s’i s e da s ce nouvel axe ? L’I stitut Arabe des Chefs d’E t ep ises essaie d’y répondre dans le ad e d’u apport qui a servi de base à un forum organisé en juillet 2017. Le rapport, d’u e ua a tai e de pages, présente de façon su i te l’ o o ie chinoise, analyse les échanges tuniso-chinois et esquisse, enfin, quelques éléments de stratégie pour un positionnement de la Tunisie sur « la nouvelle Route de la Soie ».
I. Caractéristi ues de l’é o o ie hi oise
La Chine est, désormais, un acteur mondial de premier plan, juste derrière les Etats unis. Grâce à une croissance réelle de près de 8 pourcent en moyenne par an entre 2010 et 2017, la Chine tire vers le haut la croissance mondiale. Son PIB en 2017 s’ l ve à 12 362 milliards de dolla s US e ui lui pe et d’o upe la deu ième place mondiale après les Etats Unis (19 377 milliards $).
Elle se place également en deuxième position dans le top 20 mondial des pays sources des Investissements Directs Etrangers, juste après les USA avec un total de flux en 2015 de 126 milliards de dolla s US o ie t à o u e e de pou e t ve s l’Asie.
Elle est positionnée, par ailleurs, premier marché émetteur de touristes au niveau mondial avec un total de dépenses de 261 milliards de dollars soit deux fois plus que les américains (122 milliards de$) et trois fois plus que les allemands (81 milliards de $).
Elle est, enfin, le premier exportateur mondial de marchandises avec près de 14.2 pourcent des exportations mondiales contre 9.4 pourcent pour les USA et 8.3 pourcent pour la RFA.
Le projet de « la Nouvelle Route de la Soie » lancé par la Chine, dont les prémices remontent à 2013, année de prise du pouvoir de Xi Jinping, a suscité un grand intérêt dans la plupart des pays dans le monde. Il do e ait, e as de ise e oeuv e ave su s, u e ouvelle dimensio à l’ o o ie hi oise et la gi ait, d’auta t, ses perspectives de développement, car il concerne plus de 68 pays, 4.4 illia ds d’ha ita ts et 40 pourcent du PIB mondial et il sous-te d, d’i po ta ts i vestisse e ts, de l’o d e de 1000 milliards de dollars, dans des
1 projets autoroutiers, ferroviaires, portuaires et énergétiques.
II. Les échanges tuniso-chinois
Les échanges entre la Tunisie et la Chine font ressortir trois constatations majeures qui se récapitulent comme suit :
(1) - la ala e o e iale e t e les deu pa s a use u d fi it, s’agg ava t d’u e a e à l’aut e pour atteindre 3263 MDT en 2015 ce qui correspond à près du tiers du déficit commercial tunisien.
(2) - Les importations en provenance de la Chine ont été multipliées par 32 entre 1999 et 2015. Elles sont concentrées à près de 80 pourcent sur trois chapitres : les machines, appareils et matériel électrique (56 pourcent), les métaux et ouvrages en métaux (10 pourcent) et les textiles et ouvrages en textiles (10 pourcent). Elles sont, par ailleurs, constituées à hauteur de 60 pourcent de produits à forte intensité technologique et 40 pourcent de produits à moyenne intensité technologique
(3) - les exportations tunisiennes vers la Chine sont pratiquement négligeables. Elles ne représentent en 2015 que 1.7 pourcent du total des importations de la Chine. Les Investissements Directs Etrangers en provenance de la Chine le sont aussi (0.2 pourcent des IDE en 2015). Il en est, de même, pour le tourisme avec des recettes limitées à 10 MDT en 2014 (0.3 pourcent du total des recettes touristiques). Il en résulte un important déficit au niveau de l’e se le des op atio s ou a tes de la Tu isie ave la Chi e, atteignant près de 3 milliards de dinars en 2014 et une balance des paiements, entre les deux pays, fortement déséquilibrée ave u d fi it de l’o d e de . milliards de dinars.
III. Pistes pour une nouvelle stratégie
Les éléments de stratégie de coopération entre la Tunisie et la Chine, inventoriés dans le appo t de l’IACE, s’i spi e t glo ale e t de l’e p ie e a o ai e1 de positionnement par rapport à la « Nouvelle Route de la Soie ». Ils concernent essentiellement la promotion de l’i vestisse e t hi ois et l’i se tio de la Tu isie da s le i uit e p u t pa les tou istes chinois à travers notamment :
L’i stallatio d’i dust iels hi ois à p o i it du port de Zarzis pour fabriquer aussi ie pou le a h lo al ue pou l’e po tatio ;
1 La e e t e d’u e ouvelle it i dust ielle à Ta ge pou l’i stallatio de uel ues entreprises chinoises sp ialis es da s dive s do ai es ota e t l’a o auti ue et l’électronique.
2 L’i pli atio de la pa tie chinoise dans la réalisation de certains grands projets inscrits dans le nouveau plan de développement tels que le port en eau profonde, le pont de Bizerte, le téléphérique reliant Ain Draham à Tabarka et l’e te sio et la rénovation du réseau ferroviaire ;
L’insertion de la Tunisie dans les circuits touristiques offerts par les tours opérateurs européens pour les touristes chinois.
En conclusion
De ouvelles et i po ta tes oppo tu ités se le t s’off i à l’é o o ie tu isie e ave la nouvelle vision d’i te atio alisatio de la Chi e.
La Tunisie dispose de sérieux atouts pour convertir le handicap en matière du déficit o e ial u’elle a ave la Chi e e oppo tu it s d’i vestisse e t et de oissa e tout e o fo ta t ses elatio s ave l’Union Européenne et l’Af i ue.
Elle bénéficie d’u e positio st at gi ue pouva t t e o sid a le e t valo is e u e fois achevée la route transsaharienne2, ui s’ ti e su 0 000 km, reliant la Tunisie et l’Alg ie à de nombreux pays africains et une fois réalisé le port en eau profonde programmé dans le cadre du nouveau plan de développement.
Elle s’app te à e gage la alisatio de plusieu s grands projets d’i f ast u tu e ui rejoignent parfaitement les priorités de la nouvelle « Route de la Soie »et qui sont sus epti les de sus ite l’i t t des g a ds g oupes hi ois.
L’i se tio de la Tunisie dans « la Nouvelle Route de la Soie » ne peut être, finalement, que bénéfique. Elle permet de diversifier les partenaires de la Tunisie et de retrouver la vocation de Carthage comme a efou d’affai es e t e l’Af i ue, l’Eu ope et l’Asie. Il faud a s’y e gage da s les eilleu s délais. C’est l’e seig ement majeur du rapport de l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises.
Forum IBN KHALDOUN le 9 septembre 2017
Etude IACE sur le partenariat Tunisie- Chine à télécharger
http://www.iace.tn/wp-content/uploads/2017/07/RapportdetravailTF2017.pdf
2 Selon les autorités algériennes, le premier tronçon Alger- Lagos, d’une longueur de 4800 kms, serait opérationnel en 2018 ; sachant que le tronçon tunisien est dejà exécuté.
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