Lu pour vous № 1066

Lu pour vous : L'emploi selon l'IACE

Le rapport de l'I stitut A a e des Chefs d'E t ep ises IACE , pu li en juillet 2016, aborde la uestio de l'e ploi, aussi ie du ôt de la de a de ue de l'off e, su la base de deux

RESUME DU

RAPPORT NATIONAL SUR L’EMPLOI

DE L’INSTITUT ARABE DES CHEFS D’ENTREPRISES

Le rapport de l’I stitut A a e des Chefs d’E t ep ises IACE , pu li en juillet 2016, aborde la uestio de l’e ploi, aussi ie du ôt de la de a de ue de l’off e, su la base de deux

e u tes, l’u e aup s de uel ues e t ep ises, e plo a t si pe so es et plus, l’aut e auprès de 12 000 diplômés ayant terminé leurs études durant la période 2010-2015. Il comporte, en conséquence, des données et des analyses intéressantes pour comprendre la probl ati ue de l’e ploi et mieux cadrer les programmes et les politiques y afférents.

Analyse de la demande du marché du travail en Tunisie

Il se d gage des d veloppe e ts o sa s à l’a al se de la de a de les appréciations suivantes :

(1) - Les profils, particulièrement, recherchées par les entreprises tunisiennes sont surtout la compétence en informatique, la apa it du t avail e uipe, l’aptitude d’i t g atio da s la st at gie de l’e t ep ise et la ait ise des la gues.

(2) -Les entreprises trouvent des difficultés à recruter les profils recherchés. Les périodes d’atte te pou o le les postes va a ts peuve t s’ tale e t e ois pou l’i dust ie du cuir et de la chaussure à quelques semaines pour le commerce de détail.

(3) - Les postes vacants au niveau du secteur privé, susceptibles de fai e l’o jet d’un e ute e t da s l’i diat s’ l ve t à p s de 000. Plus des deux tiers de ces postes sont concentrés dans trois grands se teu s, e l’o u e e le ommerce et les services (près de 35 000 postes vacants), les activités spécialisées, scientifiques et techniques1( près de 23 000 postes vacants) et l’i dust ie du te tile et de l’ha ille e t (17 000 postes vacants).

(4) - Les besoins immédiats de recrutement concernent essentiellement la ai d’oeuv e, qualifiées ou peu qualifiées, opérant dans les activités classiques, que les universités sont, à l’e eptio des ISET, i apa les de fou i . Plus précisément, sur un total de 145 000 postes disponibles, un cinquième environ, soit quelques 30 000, intéresse les diplômés du supérieur et un sixième concerne u e ai d’oeuv e o ualifi e ; les autres, soit 92 000 postes, se appo te t à u e ai d’oeuv e ualifi e diffi ile e t dispo i le pour beaucoup d’e t e elle.

1 Elles concernent notamment la fabrication de produits informatiques, électroniques, électriques, te h ologie de l’information et de la communication,

1 L’offre du marché du travail

L’a al se de l’off e des diplômés du supérieur révèle, par ailleurs, les données suivantes :

(1) - le nombre de diplômes délivrés en Tunisie a aiss d’e vi o 000 entre 2010 et 2014, en se ramenant de 86 035 à 61 296. Les disciplines qui ont délivré plus de 15 mille diplômes sont les sciences sociales, commerce et droit (15 200 en 2014) et les sciences (15 913) ; alo s ue le o e de ouveau i g ieu s et d’a hite tes ‘est ue de .

(2) - le stocks des demandeu s d’e ploi aup s de l’Age e Natio ale de l’E ploi et du Travail Indépendant (ANETI) a atteint près de 94 000 au 31 décembre 2015, soit 40 pourcent e vi o du total des hô eu s e e s s pa l’INS pou ette at go ie. Les deu tie s des inscrits au niveau de l’ANETI so t des fe es. U peu plus de la oiti so t âgés de 20 à 30 ans, parmi lesquels 78 pourcent sont des licenciés et/ ou des maitrisards.

(3) - Le d lai o e d’atte te pou u e p e i e i se tio su le a h du t avail est de 30.4 mois. Les bons éléments, qui représentent 4.5 pourcent des inscrits à l’ANETI, trouvent leur premier emploi au bout de sept mois. Près de 42 pourcent des inscrits sont insérés dans le marché du travail entre 12 et 29 mois et 45 pourcent entre 30 et 47 mois.

(4) - La licence fondamentale est supérieure à la licence appliquée du fait notamment de la ualit de l’i put alo s ue les ISET o t u ava tage o pa atif pa appo t au aut es

établissements ; a la ajo it d’e t e eu off e t des fo atio s o-construites.

Conclusion

Le appo t atio al de l’e ploi p se t pa l’IACE ite d’ t e lu atte tive e t et diffus largement. Il d o t e, hiff es à l’appui, le disfonctionnement du s st e d’éducation et de formation, avec une université, faute de moyens, faiblement réactive, et des institutions de formation à portée réduite, répondant partiellement aux besoins des entreprises. Il révèle aussi un tissu économique, largement dominé par des activités ne requérant pas des tau d’e ad e e t lev s, et ‘off a t pas, structurellement, des débouchés suffisants aux diplômés du supérieur.

Les do es su les p iodes d’atte te elev es pou o le les postes va a ts des entreprises (pouvant atteindre 36 mois), et su les d lais d’atte te des diplô s pou leu première insertio da s le a h du t avail de l’o d e de . ois), reflètent la p o l ati ue de l’e ploi et du développement en Tunisie. Elles donnent des indications sur les démarches concrètes à emprunter pour améliorer le fonctionnement du marché du travail.

2 Au-delà des g a des fo es ui s’i pose t pou dui e les igidit s et o ige , e profondeur, les disfonctionnements aussi bien des institutions que des infrastructures, deux pistes méritent d’ t e rapidement explorées. La première piste se situe au niveau des entreprises. Celle-ci sont appelées à mieux exploiter les différents instruments de la politique a tive de l’e ploi (contrat formation- emploi, accord- ad e ave les i stitutio s d’e seig e e t et de fo atio notamment) à l’effet de réduire les délais de recrutement et accélérer la réalisation des stratégies d’i vestisse e t et de positio e e t su les a h s. La satisfaction des besoins en recrutement i diat, tels ue valu s pa l’IACE, réduirait le taux de chômage de quelques 3.5 poi ts et aug e te ait le PIB de plus de poi ts. L’e jeu est de taille. La seconde piste concerne les institutions d’e seig e e t et de formation qui, moyennant une plus grande responsabilisation au niveau de leur gouvernance, pourraient mieux exploiter les possibilités existantes et être plus ouvertes sur l’e vi o e e t, plus réactives, da s le ad e ota e t de l’adaptatio des p og a es d’e seig e e t et de fo atio aux besoins des entreprises, et finalement satisfaire, plus rapidement, les besoins de recrutement des entreprises.

Forum IBN KHALDOUN 01 juillet 2017

Etude de l’IACE à télécharger http://www.iace.tn/wp-content/uploads/2017/01/Rapport-sur-lemploi- Partie-I.pdf

3